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Episode #2 : Allez les blancs !

Episode #2 : Allez les blancs !

Vous pouvez lire la solution de l’épisode #1 ici et suivre chronologiquement les enquêtes d’Antoinette ou commencer ici comme bon vous semble.

Mais où est miss Keptown ?

Bien sûr, l’épisode #1 laisse quelques questions sans réponses, mais mon plumeau me dit que nous retrouverons bientôt Miss Keptown. Encore bravo à tous ceux qui ont résolu l’énigme et qui ont participé : votre aide et précieuse. Un bravo particulier à Laurie, la première a trouver. elle intégrera un prochain épisode des enquêtes d’Antoinette.

Aujourd’hui Cindy Donovan est à l’honneur : à vos commentaires. Postez la solution et sortez Cindy d’une situation délicate.


Vous calez ? Des indices supplémentaires dans la newsletter

Allez, les Blancs ! Épisode #2

 

« – Allez, Antoinette ! Ressaisissez-vous. Une autre mission vous attend. »

Pas le temps de se remettre de ses émotions avec M. Anselme.

« Le changement d’air vous fera le plus grand bien. »

À moi distractions exotiques, soleil et doigts de pied en éventail sur la plage !

« Direction Boves, un petit village dans la banlieue amiénoise. Votre mission consiste à aider le comité des fêtes à préparer l’inauguration de sa nouvelle salle de foot. C’est l’événement de la décennie à Boves. Et ils sont un peu débordés. C’est pourquoi ils ont fait appel à la CLEAN.

– Vous avez quand même un large rayon d’action, M. Anselme.

– Oui, Antoinette. Vous verrez du pays avec nous.

Le temps de nourrir le chat et de préparer mes bagages.

Sur le palier, je croise l’inspecteur Verrene à qui je demande de s’occuper de Catson pendant deux jours.

« Je ne savais pas que les femmes de ménage partaient en déplacement. »

Moi non plus à vrai dire avant d’avoir été embauchée à la CLEAN. Je lui promets son repassage avant la fin de la semaine et de prendre congé.

Ah, le confort de son petit chez soi. Catson me glisse entre les jambes jusqu’à ce que je lui remplisse sa gamelle. Je note sur mon carnet, ces idées qui me turlupinent : une clef à l’abri et Miss Keptown en Suède. Je remets la détente à plutard : je prends le train pour Boves demain matin.

 

Gare de Boves, gare de Boves, 5 min d’arrêt ! 

Au bout du quai, un bras s’agite. Pendant le trajet jusqu’à la salle des fêtes, Mme Douchin m’explique son empressement après m’avoir accueillie chaleureusement.

« -Chez nous, c’est 4 bises ! »

Je note mentalement tout ce qu’elle me raconte à une vitesse qui déclencherait un radar d’autoroute.

« On s’en sort bien niveau organisation, mais il y a  du boulot. Mais ce qui nous inquiète le plus, c’est que Emmanuel Bourgaud, le joueur de l’Amiens SC ne soit pas encore arrivé. Il a juste 5 heures de retard.

 

Effervescence à la salle des fêtes.

Une ribambelle de personnalités participe au comité des fêtes : Anna la femme du Boulanger, Bérénice, la fleuriste, Paulette la livreuse de légumes… Elles sont toutes plus excitées qu’au Quatorze Juillet. Ça piaille et ça court dans tous les sens comme des poules sans tête. Je prends le micro posé sur l’estrade et allume l’ampli.

« Un deux, un deux. On arrête ce qu’on est en train de faire et on m’écoute. Je vous suggère un petit briefing. Je prends la direction des opérations. Tout va bien se passer si nous gardons notre calme. Il nous reste 5 heures avant l’inauguration et l’arrivée de la presse soit 300 minutes ou  18 000 secondes. Tout va bien. »

On inaugure toute de suite le tableau d’affichage et les minutes défilent.

Chacun s’attelle à sa tâche dans la discipline : les boissons, les petits fours, le nettoyage de la salle, les essais micro, la décoration s’’enchainent et les pulsions cardiaques redescendent sous 3 chiffres.

J’interroge Mme Douchin :

« Comment se fait-il que le comité soit si désorganisé ?

« – Cindy Donovan, la responsable n’est pas venue. D’habitude, elle qui nous supervise.

Le maire s’enquiert de l’avancée des préparatifs

« – Alors qu’est-ce que ça donne cette petite fête en l’honneur d’Emmanuel Bourgaud.

Emmanuel Bourgaud ? Je croyais que vous organisiez l’inauguration de la nouvelle salle de foot.

– Ah oui, euh, bien sûr. Mais j’imagine à la tête des supporters de Glisy, les Joyriders.

– Bah, je ne connais pas. Un groupe de terroristes qui militent pour l’indépendance de la Picardie ?

– Pas du tout, Antoinette ! Les Joyriders soutiennent le club de Sochaux, des dissidents, une plaie dans la région. Leur tactique c’est l’intimidation. La querelle entre Boves et Glisy remonte à bien avant l’avènement des clubs de supporters. À Boves, on soutient l’Amiens AC depuis des générations. »

Je hausse les épaules. Ils devraient s’estimer heureux qu’une vedette du foot leur rende visite. M. le maire me prend par le bras et m’emmène à l’écart.

« Sérieusement Antoinette, vous croyez que 500 invités, la presse et le gratin bovois se déplaceraient pour l’inauguration de la salle de foot de Boves, vous êtes bien naïve. Sans lui, personne ne viendrait. »

Et il s’éloigne pour parler à la cantonade

« Ne vous inquiétez pas. Si M. Bourgaud ne se décide pas, eh bien je le lirais, moi, ce discours et je le couperais ce cordon. Je vais aller m’entraîner, dit-il en chantonnant des vocalises. »

Je décide de m’entretenir avec Paulette, la livreuse de légumes :

« Dites-moi Paulette, qui a appelé Emmanuel Bourgaud ?

– Ah ben, M. le Maire. Qui voulez-vous que ce soit ? C’est une vedette tout de même !

– Bien sûr vous avez essayé de joindre son téléphone portable ?

– Ah ben oui alors, la messagerie depuis ce matin. M. le Maire a appelé son coach. Il lui a répondu qu’il était parti, en retard. À mon avis, il a rejoint sa petite amie en Vendée. »

Je pianote le numéro de la star du ballon rond pour m’assurer moi-même de son indisponibilité :

« Vous êtes bien sur le portable d’Emmanuel Bourgaud. Je suis en plein entraînement. Laissez votre message au coup de sifflet avec vos coordonnées et je vous enverrai un autographe. »

 

Supporters et fans. 

Où est passé Emmanuel Bourgaud ?

Les filles du comité se rassemblent autour de moi :

« Il ne se serait jamais engagé s’il n’avait pas l’intention de venir, me dit Mme Douchain en rougissant.

– Vous êtes bien sûres de vous, mesdames ? »

Elles soulèvent leur tee-shirt en même temps. Une photo du jeune attaquant apparaît sur un maillot blanc.

« Il sait qu’on l’aime ! »

Un monsieur en bleu de travail fait irruption dans la pièce et interrompt mon étonnement.

« Je me permets d’entrer, j’ai remorqué une Audi TT sur la route de Glisy. Elle gisait sur le bas-côté la portière passager grande ouverte. Le moteur était encore chaud, mais les clefs n’étaient plus sur le contact.

– La voiture d’Emmanuel !De quelle couleur est-elle ?

– Blanche, souffle le mécano en se grattant la tête. Il n’est pas très à l’aise

– Non, non, il n’y avait personne à côté. Bon, c’est pas tout ça, mais je me marie demain, alors… Les copains m’ont organisé une petite virée, je suis déjà en retard.

Bérénice et Anna m’expliquent que Mickaël, le dépanneur de Glisy doit épouser Jessy, une fille de Boves. Elles aussi ont préparé son enterrement de vie de jeune fille.

 

Questions. 

Qu’est-il arrivé au joueur vedette de l’Amiens SC ?

Est-ce que la venue du célèbre footballeur serait une tactique du Maire pour promouvoir sa ville ?

  • Est-ce que les Joyriders l’ont enlevé ?
  • L’Audi TT retrouvée sur le bas-côté appartient-elle à Emmanuel ?
  • Si oui, pourquoi l’avoir abandonnée ?
  • Si non, quelle autre star se balade à Boves, un village picard hautement fréquenté ?

 

  • Serais-je invité à l’enterrement de vie de jeune fille de Jessy ?
  • Est-ce que je mangerais des ficelles picardes ?
  • N’oublions pas Cindy Donovan. Pourquoi n’a-t-elle pas participé à la préparation du comité des fêtes pour l’inauguration de la salle de foot ?

Laissez vos solutions dans les commentaires, mais aussi vos critiques sur l’enquête : trop longue, trop difficile, trop compliquée… N’hésitez pas je glisse vos réponses entre les spoilers et personne d’autre que moi n’y a accès.

Pour avoir des indices et résoudre les enquêtes plus facilement :

À bientôt pour le 3e épisode et Allez, les enquêteurs !

Antoinette, supporter.

Miss Keptown s’est envolée.

Miss Keptown s’est envolée.

Bonjour à tous.

Bienvenue pour le tout premier épisode sur le blog lesenquetesdantoinette.com.

Vous avez pu vous entraîner et voir ô combien votre aide s’avère indispensable.

Les choses sérieuses commencent. Plongeons ensemble dans l’intrigue et gageons de nous en sortir indemne. À la une, à la deux, à la trois…

 

L’appartement de Miss Keptown.

Depuis que M. Anselme m’a gentiment indiqué Miss Keptown, je me rends une fois par mois dans son appartement de la rue des Lilas. Cette fois encore, elle répond aux abonnés absents. Je ne l’ai jamais rencontrée, c’est tout dire ! Jamais vu son visage, sauf sur les photos qui trônent sur le guéridon dans le couloir : Miss Keptown en Australie, Miss Keptown au Venezuela, au Mexique, au Pérou, au Brésil. Elle en a parcouru du pays. Miss Keptown aime les destinations ensoleillées.

Pour la 3e fois, je m’occupe du ménage chez elle, depuis la bonne blague de M. Anselme. Vous vous souvenez ? Enveloppe 1 ou enveloppe 2. Quel petit rigolo ce M. Anselme !

Je pénètre dans l’appartement. Le linoléum craque sous mes semelles. Les coupables : des éclats d’une statuette en verre de Murano. Biscotte a joué un mauvais tour au bibelot. D’ailleurs, le vieux chat roux famélique joue les fantômes aujourd’hui. Il doit de cacher après sa grosse bêtise.

Quand je passe le seuil du salon, je commence à éternuer sans répit avant d’ouvrir la fenêtre. Je manifeste une allergie aux acariens. Un comble pour une femme de ménage ! D’après sa pharmacie, Miss Keptown également. Elle pulvérise deux fois par mois, dans son appartement, une solution à base de jus de citron et d’huiles essentielles. Je dois l’avouer, le remède fonctionne, jusqu’à aujourd’hui.

Je me rappelle, il y a 6 semaines, je récupérais l’adresse de ma cliente à la CLEAN, l’agence de nettoyage de M. Anselme. J’y rencontrais Corinne, la secrétaire pour la première fois. Une  femme autoritaire avec des lunettes papillon et un chignon roux très serré. Elle me regarde par-dessus ses lorgnons et me tend une note explicative :

« Tout ce que vous devez savoir sur votre cliente. Ses problèmes de santé, ses animaux domestiques, ses habitudes : Miss Keptown en tant qu’hôtesse de l’air voyage beaucoup. Elle est allergique aux acariens et diabétique. Elle revient  tous les quinze jours dans son appartement. Elle a un chat Biscotte. Il y a aussi, la liste de toutes les tâches que vous devez accomplir : passer l’aspirateur, changer les draps, nettoyer la salle de bains, vider la poubelle, aérer, arroser les plantes. Exigences minimales, certes, mais le client est  roi. Seule son amie Clara Vayne possède un double des clés pour nourrir son chat. C’est la voisine de l’étage d’en dessous. »

Corinne m’a remis les clefs avec mon emploi du temps. Je n’ai pas vu M. Anselme, ce jour-là. Il était occupé dans son bureau au téléphone. M. Anselme est très sollicité dans le monde du nettoyage.

Un étrange message.  

Miss Keptown laisse toujours une trace discrète sur son passage. Une tasse de thé dans l’évier, des draps froissés, une canette de coca light dans la poubelle.

Machinalement, je ramasse les enveloppes sur le sol entre les éclats de cristal pour les poser sur le guéridon. Je les ajoute aux précédentes. Des timbres exotiques de pays du bout du monde ornent les missives. En mode automatique, je referme  la bonbonnière remplie de friandises colorées et la remets à sa place.

Dans la chambre à coucher sur le lit, son uniforme vert bouteille d’Air France repose impeccable. Je le suspends pour retendre les draps. Il est temps de ramasser le linge sale dans la corbeille. Ah ! le linge bouge dans la corbeille. Malgré le choc, je m’approche avec précaution et soulève du bout de mon plumeau le morceau de tissu. Biscotte bondit et s’enfuit en direction de la cuisine.

Je le rejoins et tente de le calmer, mais il se terre tremblant, dans un coin de la cuisine. J’ouvre les placards à la recherche d’une friandise pour l’apaiser. Il n’y a que des biscuits sans sucre et des céréales allégées. Ça y est : j’ai trouvé des boîtes de conserve. Biscotte se réconforte dans son assiette de thon. Son ronronnement ne me trompe pas. Je reprends mes occupations après cette brève interruption Dans la poubelle, juste un papier d’emballage de barre chocolaté avec un lion dessus. Sur la table, un mot griffonné à la main :

ELC A SIRBAL

EDEUS ITRAP

Étrange, à qui est-il destiné ?

À son amie Clara ? Pourquoi lui demander d’amener sa tenue d’hôtesse de l’air au pressing puisque je m’occupe du repassage ?

M’est-il adressé ? Je ne nourris jamais le chat et quand bien même, une Anglaise avec de bonnes manières n’exprimerait en aucune façon son affection à une inconnue.

Quelque chose ne colle pas, Miss Keptown est en danger.

Mon plumeau s’agite. Que lui est-il arrivé ?

Je procède à un tour de l’appartement. Tout semble à sa place. Pourquoi cette sensation ?

Allez au travail, Antoinette.

Je finis le nettoyage par la salle de bains. Là aussi je vérifie l’emplacement des objets. Produits d’hygiène, nécessaire de toilette, dans la pharmacie, les médicaments et les prescriptions, Aérius et Polaramine, Célestène, Anapen…, toute la panoplie de l’allergique.

Au téléphone, M. Anselme tente de me rassurer :

« Arrêter de tout dramatiser, Antoinette.  Miss Keptown est partie en vacances, tout simplement. La discrétion est le meilleur atout de la femme de ménage. Si vous êtes incapable de rester à votre place, nos relations risquent de se compliquer, Antoinette. »

Je ne sais pas pourquoi, mais de la fumée  sort de mes narines et je gratte le sol avec mes crocs Louboutin. Vous ne connaissez pas les crocs Louboutin. Une paire de chaussures très confortables avec une semelle rouge. M. Anselme a le don de m’exaspérer avec ses vieux proverbes.

Qu’est-il arrivé à Miss Keptown ?

Où peut-elle  se trouver ?

Est-elle partie de son plein gré ?

Comment vais-je procéder pour découvrir la solution ?

Est que Biscotte l’a mangée ?

Vous détenez la ou les réponses ?

Dites-le dans les commentaires. Imaginez ce qui a pu se produire pour Miss Keptown.

Retrouvez le gagnant et la solution le 17 juin.

Et toujours des indices supplémentaires pour tous les abonnés.

Énigmatiquement, Antoinette.

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L’énigme de M. Anselme

La toute première enquête d’Antoinette, celle de ce cher M. Anselme.

Un vrai casse-tête, vous ne trouvez pas ?

 

Le texte de l’énigme de M. Anselme est disponible en PDF. 

Cliquez sur l’icône pour télécharger le PDF.

 

L’énigme de M. Anselme

M. Anselme, le patron d’Antoinette, lui propose deux nouvelles clientes.
Hélas, une de trop dans l’emploi du temps surchargé d’Antoinette.
M. Anselme est peu joueur
Il lui présente deux enveloppes en précisant qu’elles peuvent contenir la même chose :
« Choisissez-vous-même votre prochaine cliente.
– L’adresse de Miss Keptown, une hôtesse de l’air toujours absente sans poubelle
Ou
– L’adresse de Miss Coridge, une vieille fille bordélique avec 5 chats.»
Il précise :
« Soit les deux enveloppes disent la vérité, soit elles mentent toutes les deux. »
Sur chaque enveloppe, M. Anselme a écrit des indications :
– Enveloppe n°1 :L’adresse de Miss Coridge se trouve dans cette enveloppe ou l’adresse de Miss Keptown se dissimule dans l’autre enveloppe.
– Enveloppe n°2 :L’adresse de Miss Keptown se dissimule dans l’autre enveloppe.»
Quelle enveloppe Antoinette doit choisir pour aller travailler chez l’hôtesse de l’air ?

Lire la solution…

 

Si vous préférez la version vidéo, c’est ici :

La réponse se trouve dans les solutions. Seuls les abonnés disposent du mot de passe pour pénétrer dans cet espace où toutes les solutions ses énigmes sont soigneusement rangées.

 

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